Des Françaises incorporées de force dans le Service du Travail féminin du IIIe Reich
Préface de Claude Muller - Editions MM Park France
Parce qu'elles sont nées entre 1923 et 1926, en Alsace-Moselle, quinze mille jeunes filles, à peine sorties de l'adolescence, sont enrôlées de force dans le Service du Travail féminin du IIIe Reich. Envoyées par trains militaires entiers en Allemagne nazie, elles sont soumises à la propagande, obligées de prêter serment au Führer, exploitées dans l'économie de guerre, ou encore appelées comme "auxiliaires" dans la Luftwaffe. Celles qui reviennent de cette épreuve, resteront marquées à vie. D'autres sont mortes ou portées disparues, sacrifiées à une cause qui n'était pas la leur. Reconnues tardivement comme victimes du nazisme en 2008, ces femmes plaident aujourd'hui pour leur juste place dans l'Histoire.
Marlène Anstett est doctorante en histoire contemporaine à l'Université de Strasbourg. Cet essai tire son essence et s'inscrit dans le prolongement de son travail de Master II, soutenu à l'Institut d'histoire d'Alsace - Université de Strasbourg en 2013, portant sur "Les jeunes Alsaciennes enrôlées de force dans les structures du IIIe Reich: 1940 à 1945". Spécialiste de l'incorporation forcée féminine des territoires français annexés de fait par l'Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale, elle est l'auteure de plusieurs contributions sur la thématique.
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